«Printemps des Poètes», une Muse en eux s’invitant,
Leurs vers de poètes débutants, par la brise
Portés, frêles chalutiers légers s’échouant
Sur l’onde limpide de votre pare-brise,
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Ne rêvent que d’une simple reconnaissance
Récompensant leur réel labeur de patience,
Car motivés et affairés ils ont été
Osant même d’ailleurs de leur prénom signer.
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Fichus décasyllabes, retords alexandrins !
Rimes embrassées, croisées, quel abus enfin !
Mais nombre d’yeux de briller à la perspective
Qu’au blog soit déposée, leur œuvre créative. (S.B)

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Ils ont tous travaillé avec une belle application, comptant les syllabes sur leurs doigts, permutant les mots pour trouver le bon nombre de pieds, jouant sur les synonymes, pestant sur la mauvaise rime, raturant, finissant par trouver le « bon » mot, ou pas.
Pas simple de se faire poète en un ou deux quatrains de décasyllabes ou d’alexandrins, aux rimes embrassées ou croisées, de préférence !
Mais passées les premières minutes du syndrome de la feuille blanche, la magie a opéré et les plumes se sont activées. Au point d’avoir pour certains créé deux versions : l’une pour être « offerte » en lecture sur les pare-brise des enseignants, l’autre pour être fièrement affichée dans le hall du collège.
Une envolée de vers divers, avec les fautes pour préserver tout « l’authentique », mais tous dignes de félicitations en regard de leurs efforts et de leur application, à souligner.
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« Tout est sujet; tout relève de l’art; tout a droit de cité en poésie (…) le poète est libre. » (Victor Hugo, Les Orientales, 1829)
