Deux heures durant les élèves de 6E ont eu la chance lundi 27 avril de faire du théâtre sous la conduite d’un professionnel confirmé puisque Claudio Colangelo, acteur, comédien et metteur en scène depuis environ 40 ans leur a gracieusement offert un atelier d’initiation aux arts du spectacle.
Après une phase d’exercices d’échauffement et de mise en voix ayant permis aux élèves de mesurer toute la bonne condition physique que nécessite le métier de comédien, il leur a été demandé d’exprimer, en se déplaçant, par la gestuelle, par la posture physique et bien évidemment par l’expression du visage plusieurs sentiments tels la peur, la joie, la tristesse, la colère, avec une rapidité d’alternance digne d’un relai sportif olympique !
Les petits comédiens en herbe étaient conquis, les dernières barrières de la timidité venaient de tomber, et de bon cœur tous de poursuivre par l’exercice de la «statue» durant lequel il a fallu plusieurs fois se figer dans une position adéquate pour «jouer» ce que demandait Claudio Colangelo.
Véritablement entrés dans l’activité artistique, c’est avec une énergie et un enthousiasme qui faisaient plaisir à voir que les élèves se sont affrontés dans une joute verbale en deux groupes se donnant la réplique sur un texte proposé par le comédien, également papa d’une élève de la classe. Guidés avec rigueur, le rendu est allé croissant en qualité au fur et à mesure des reprises. Et pour clore ce beau moment d’apprentissage place fut donnée au théâtre d’improvisation, et chacun de s’y essayer avec bonne volonté.
«Trop court», «génial», «cool», «super», «sportif», «trop bien», «énergique», «enrichissant», autant de mots relevés dans les retours écrits des élèves.
Paroles d’élèves:
«C’était super, hâte de recommencer», «Je ne savais pas que c’était aussi intense à faire, je n’imaginais pas du tout comme ça !», «C’était incroyable», «ça permet de relâcher toutes les pressions qu’on peut avoir», «C’était très dur de trouver les mouvements», «J’ai été très surpris que l’on devait travailler la complicité, les émotions», «J’ai découvert qu’il fallait abuser de ses gestes», «Je ne pensais pas qu’une scène était si travaillée», «ça peut aider, pour se libérer, pour faire autre chose», «ça peut m’aider, pour être moins timide», «Pour une fois, j’avais oublié le regard des autres»…
Une parenthèse fructueuse à bien des niveaux.

